Qu’est ce que l’hypnose?

L’hypnose est un état de con­science mod­i­fié naturel et que l’on eax­péri­mente tous régulière­ment, dans notre vie L'hypnosede tous les jours. Par rap­port à un état plus «nor­mal», il se car­ac­térise par une grande présence de notre imag­i­naire, laisse place à une per­cep­tion du temps un peu dif­férente et peut don­ner cette impres­sion d’être comme «con­necté à nous même». Dans cet état là, notre incon­scient (cette par­tie de nous qui nous échappe, qui est en dehors de notre con­trôle et de notre atten­tion) est beau­coup plus présent. D’un point de vue sci­en­tifique, c’est un état que l’on peut observer, mesurer, quan­ti­fier, et qui fait régulière­ment l’objet de pub­li­ca­tions sci­en­tifiques, par­ti­c­ulière­ment dans le cadre de l’hypnose médi­cale, pour les anesthésies et le con­trôle de la douleur. Il est iden­ti­fi­able sci­en­tifique­ment par une sig­na­ture dif­férente lors des émis­sions des ondes émises par le cerveau.

Qui était Mil­ton Erickson?

Mil­ton Erick­son était un psy­chi­a­tre du sciè­cle dernier, et prob­a­ble­ment celui qui con­tribua le plus à inté­grer l’hypnose dans le milieu de la psy­chothérapie. Il était surnomé «The wiz­ard» (le sor­cier) par ses col­lègues en référence aux nom­breux cas «dif­fi­ciles» qu’il a pu traiter.

Il est né en 1901 dans l’état du Nevada. Dés sa nais­sance, la nature ne fut pas généreuse avec lui: il était dal­tonien, dyslex­ique et insen­si­bles aux rythmes musi­caux. A l’âge de 17ans il développa une forme grave de poliomyélite. Le médecin annonça à sa mère qu’il ne passera pas la nuit. Il se reveilla de 3 jours de coma com­pléte­ment paralysé et resta allité durant une année, à ne pou­voir bouger que les yeux. Durant de longs mois, il n’avait d’autres choses à faire qu’observer sa famille, par­ti­c­ulière­ment sa petite soeur qui appre­nait à marcher. Il développa alors un sens aigu de l’observation du corps et du lan­guage non ver­bal. Decou­vrant lui-​même l’auto-hypnose, il put assurer lui même sa rée­d­u­ca­tion. Il décou­vra alors les phénomènes clas­siques de l’hypnose et com­ment il était pos­si­ble de les utiliser à des fins thérapeu­tiques. Après de long mois de rée­d­u­ca­tion où il réap­prit à marcher, il décida de par­tir tra­verser les Etats Unis d’Est en Ouest en canoë avec seule­ment 5 dol­lards en poche. Milton Erickson

En 1921, il décida de pour­suivre des études de médecine, et se spé­cial­isé en psy­chi­a­trie. Il devint assis­tant au Rhode Island State Hos­pi­tal, puis devient chef du ser­vice de recherche au Worces­ter State Hos­pi­tal dans le Mass­a­chus­settsde 1930 à 1934. Il démé­nagea plus tard à Phoenix en Ari­zona avec sa famille, et y ouvrit un cab­i­net privé. Mal­gré un retour de la poliomyélite à l’age de 51 ans dont il gardera des séquelles toute sa vie, il con­tin­uera de par­ticiper active­ment au développe­ment de l’hypnose en con­tin­u­ant à recevoir des patients, en faisant de nom­breuses con­férences et con­sul­ta­tions. Il s’éteignit en 1980, après avoir aidé 30000 patients tout au long de sa vie. Il con­tinue tou­jours d’inspirer nom­bre de thérapeutes.

Quelle est la spé­ci­ficité de l’hypnose Ericksonienne?

Alors que l’hypnose «clas­sique» est rel­a­tive­ment dirigiste et autori­taire dans son approche et dans ses sug­ges­tions (le fameux «dormez, je le veux!» par exem­ple), l’hypnose Erick­soni­enne laisse beau­coup plus de place à la sub­til­ité et au dia­logue entre le prati­cien et la per­sonne. L’hypnose Erick­soni­enne utilise prin­ci­pale­ment les tech­niques de com­mu­ni­ca­tion qu’Erickson util­i­sait intu­itive­ment avec suc­cés sur grand nom­bre de ses patients. De part son sens aigue de l’observation de la com­mu­ni­ca­tion incon­sciente de ses patients, il arrivait mieux que per­sonne à con­tourner leur résis­tances en adop­tant des straté­gies habiles. L’hypnose erick­soni­enne accorde une part très impor­tante dans le proces­sus de change­ment à l’inconscient: en le con­sid­érant comme un allié, le change­ment sera beau­coup plus rapide et durable. En effet, un symp­tome ne sera plus perçu la plu­part du temps comme un prob­lème, mais plutôt comme une solu­tion que l’inconscient a mis en place à un moment donné pour répon­dre à un prob­lème, faute d’avoir pu trou­ver mieux. En s’alignant sur la stratégie de l’inconscient, on peut alors «pro­poser» une alter­na­tive au symp­tome beau­coup plus con­véniente pour le con­scient et pour l’inconscient, c’est qui fait qu’un change­ment sera durable. L’hypnose Erick­soni­enne est con­sid­érée comme une thérapie brève, dans la mesure où 3 à 5 séances en moyennes sont néces­saires pour un change­ment sta­ble dans le temps.

En quoi l’hypnose est elle utile pour le changement?

Dans l’état d’hypnose, cette par­tie incon­sciente de notre esprit est par­ti­c­ulière­ment présente. C’est cette par­tie qui gère nos sou­venir, nos émo­tions, nos appren­tis­sages, nos com­porte­ments etc. Dans l’état d’hypnose, il est pos­si­ble d’intéragir avec cette par­tie là, afin de lui pro­poser de nou­veaux com­porte­ments plus adap­tés. En prenant en compte les attentes de l’inconscient, on fait en sorte qu’une solu­tion cor­rigeant un prob­lème ne fera pas que l’inconscient com­pense ailleur, ce qui ne serait pas intéressant.

Con­tact

Simon PAS­QUET
42, rue George Sand
37000, Tours
Mail: contact@​hypnose-​tours37​.​fr
Tel: 07 82 02 12 64

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